18/01/2026
Fédération ppa-ci de bocanda
La lutte politique reste le seul moyen de libération des peuples africains victimes de la domination occidentale.
Bocanda ne saurait rester en marge de ce combat incarné par le Président Laurent GBAGBO et son instrument politique le PPA-CI.
18/01/2026
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2026 À TOUTES ET À TOUS
29/12/2025
ÉLECTIONS LÉGISLATIVES DU 27 DÉCEMBRE 2025: UNE CAUTION À LA MASCARADE PRÉSIDENTIELLE
Les élections législatives en Côte d’Ivoire apparaissent aujourd’hui, sans ambiguïté, comme une caution politique à la mascarade présidentielle du 25 octobre 2025.
Loin de corriger les dérives du système, elles en ont confirmé la logique et renforcé la domination d’un pouvoir déjà contesté.
Le résultat parle de lui-même : le parti au pouvoir a remporté ces élections de façon écrasante, raflant l’immense majorité des sièges à l’Assemblée nationale. Ce score, présenté comme une victoire démocratique, révèle en réalité l’ampleur du déséquilibre politique et institutionnel. Une domination aussi totale, dans un contexte aussi conflictuel, n’est pas le signe d’une démocratie vivante, mais celui d’un système verrouillé.
Pendant des mois, certains opposants ont justifié leur participation à ces législatives par l’argument du contrepoids parlementaire. Ils affirmaient qu’en entrant à l’hémicycle, ils pourraient freiner, contrôler, équilibrer le pouvoir exécutif. Aujourd’hui, les faits sont têtus : il n’y a pas de contrepoids possible dans un Parlement écrasé numériquement par le parti au pouvoir.
En participant à ce scrutin, l’opposition n’a pas affaibli le système : elle l’a légitimé. Elle a offert au pouvoir une vitrine démocratique, un alibi institutionnel, une preuve formelle pour affirmer que « tout est normal ». Or, rien n’est normal quand l’expression populaire, déjà fragilisée depuis 2011, est réduite à un simple exercice de validation.
Le peuple ivoirien ne se reconnaît plus dans ces élections. Le vote n’est plus perçu comme un outil de changement, mais comme un mécanisme contrôlé d’avance. La souveraineté populaire est confisquée, diluée, neutralisée. Et les résultats écrasants en faveur du parti au pouvoir ne font que renforcer ce sentiment d’exclusion et d’impuissance.
Il faut le dire clairement :
On ne combat pas un système défaillant en acceptant ses règles injustes;
On ne restaure pas la démocratie en participant à des élections dont l’issue est prévisible;
On ne représente pas le peuple en cautionnant un processus qui ne lui permet pas de s’exprimer librement.
L’Assemblée nationale issue de ces législatives ne sera pas un lieu de débat réel, mais un instrument de consolidation du pouvoir. Elle servira à donner une image de stabilité institutionnelle, pendant que la fracture entre le peuple et les dirigeants continue de s’élargir.
La Côte d’Ivoire n’a pas besoin d’élections organisées pour gagner d’avance.
Elle a besoin d’élections crédibles.
Elle n’a pas besoin d’une opposition décorative.
Elle a besoin d’une opposition courageuse et cohérente.
Elle n’a pas besoin d’une majorité écrasante.
Elle a besoin d’une légitimité populaire réelle.
Participer sans conditions à ces élections, dans ce contexte, revient à habiller l’injustice des habits de la légalité et à transformer la démocratie en simple procédure.
L’histoire retiendra que certains ont choisi les sièges parlementaires, pendant que le peuple, lui, cherchait encore sa voix.
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