23/06/2026
Les circonstances du décès de Lyhanna sont là pour nous rappeler que la protection de nos enfants n'a jamais été une priorité de l'exécutif actuel. Ce dernier met pourtant cet argument en avant pour justifier l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Alors que ces réseaux remplissent des fonctions sociales réelles, les études scientifiques les plus rigoureuses peinent à montrer une causalité entre leur utilisation et le mal-être adolescent.
Pour Grégoire Borst, chercheur en psychologie du développement, "interdire" les réseaux sociaux "aux moins de 15 ans n’a aucune justification sur le plan cérébral".
L'exemple de l'Australie montre que cette interdiction ne fonctionne pas. Les moins de 15 ans y utilisent des VPN, et / ou migrent vers des espaces moins protégés ou moins visibles.
D'autre part, les données d'identification des utilisateurs fuiteront inévitablement.
Celles de nos enfants seront piratées et utilisées par les pédophiles actifs sur les réseaux sociaux pour mieux cibler leurs proies.
Les fuites entraîneront des usurpations d'identité dont les honnêtes citoyens n'arriveront pas à se dépêtrer.
Les solutions à cette problématique sont connues.
Les parents sont responsables de l'éducation de leurs enfants. Le rôle de l'État n'est pas de s'approprier cette éducation, car il ne protégera pas l'enfant, infantilisera l'adulte et dissoudra la responsabilité du foyer. En revanche, la mission de l'État est de mettre à la disposition des parents des outils adéquats pour mener à bien leur mission.
Ces moyens existent déjà sous la forme d'une loi, la loi Studer de 2022.
Elle réaffirme le rôle éducatif des parents, rend obligatoire l'installation d'un logiciel de contrôle parental sur les appareils connectés, et précise les modalités de contrôle et de sanction pour les fabricants.
Mais alors pourquoi le pouvoir en place s'obstine-t-il à imposer cette identification ?
Parce qu'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans revient à obliger tous leurs utilisateurs à s'identifier.
Cela permettra à l'exécutif d'organiser une surveillance de masse des réseaux sociaux, et de censurer les opinions qu'il jugera discordantes.
L'exécutif peut plus ou moins directement imposer sa rhétorique dans la plupart des médias de masse.
Pour l'écran le plus utilisé par les enfants, la télévision, il peut compter sur l'obéissance de France TV et la pression que l'ARCOM peut exercer sur les chaînes.
Quant à la presse, l'exécutif la finance en partie avec des subventions provenant directement de nos impôts. Les accointances avec les milliardaires, propriétaires de 90% de la presse française, font le reste.
Le pouvoir en place dévoie donc la cause de la protection de nos enfants pour prendre le contrôle du dernier espace de liberté, de discussion et de débat que sont les réseaux sociaux. Tout cela alors que les Français les utilisent maintenant plus que les médias traditionnels pour s'informer.
Le fait que ce soit l'ARCOM, autorité administrative et extension de Élysée, et non l'Assemblée Nationale qui décide quel réseau sera obligé de mettre cette vérification en place, ainsi que l'offensive en cours contre la liberté d'expression sur ces mêmes réseaux au travers du DSA de l'Union Européenne, ne laissent aucun doute quant à cette intention.
Plutôt que d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, République Souveraine propose de lancer une grande campagne de sensibilisation des parents, et de faire appliquer strictement la loi Studer.
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (dite loi Miller) sera prochainement examinée en seconde lecture à l'Assemblée Nationale. Nous vous engageons à interpeler votre député en utilisant la lettre type dont le lien est fourni ci-dessous.

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