03/06/2026
𝐋𝐞 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐁𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭, 𝐇𝐞𝐫𝐯é 𝐍𝐃𝐎𝐁𝐀, 𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝟔𝟏ᵉ 𝐀𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞́𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐁𝐀𝐃 𝐚̀ 𝐁𝐫𝐚𝐳𝐳𝐚𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞
Du 25 au 29 mai 2026, Brazzaville, capitale de la République du Congo, a accueilli la 61ᵉ Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement ( ) ainsi que la 52ᵉ session du Fonds africain de développement. À cette occasion, le Ministre des Finances et du Budget de la République centrafricaine, Hervé NDOBA, en sa qualité de Gouverneur suppléant, a activement pris part à ces importantes assises tenues au Centre international de conférence de Kintélé.
Ces réunions de haut niveau constituent un cadre stratégique de dialogue, de coordination et de prise de décisions entre les États membres, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les acteurs du développement. Elles s’inscrivent dans une dynamique continentale visant à renforcer les mécanismes de financement du développement et à accélérer la transformation structurelle des économies africaines, dans un contexte mondial marqué par des incertitudes économiques, géopolitiques et climatiques croissantes.
Placée sous le thème « Mobiliser le financement à grande échelle du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », cette édition met en évidence l’urgence de repenser les modèles de financement du continent. Elle souligne la nécessité pour l’Afrique de diversifier ses sources de financement, de renforcer sa souveraineté financière et d’améliorer l’efficacité de la mobilisation des ressources internes, tout en consolidant les partenariats internationaux stratégiques.
La cérémonie d’ouverture, présidée par le Président de la République du Congo, Dénis SASSOU-NGUESSO, a rassemblé un large éventail de dirigeants africains et de personnalités de premier plan. Parmi eux figuraient notamment le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange TOUADERA, ainsi que le Président de la République gabonaise, Brice Clotaire OLIGUI NGEMA. Leur présence conjointe illustre la volonté politique affirmée de renforcer la coopération régionale et de promouvoir une réponse collective face aux défis structurels du continent, notamment le financement des infrastructures, la sécurité alimentaire, la transition énergétique et l’emploi des jeunes.
Au cours des travaux, plusieurs panels de haut niveau ont permis d’examiner les leviers essentiels pour accélérer le développement économique du continent. Les discussions ont porté sur des thématiques prioritaires telles que la mobilisation des ressources domestiques, l’optimisation des systèmes fiscaux, l’amélioration de la bancabilité des projets, le renforcement du climat des affaires, ainsi que l’élargissement de la participation du secteur privé dans le financement du développement.
Une attention particulière a également été accordée aux défis liés au changement climatique, qui impactent fortement les économies africaines. Les échanges ont mis en avant la nécessité de développer des mécanismes innovants de financement vert, de renforcer la résilience des infrastructures et de promouvoir une transition énergétique juste et inclusive.
Les orientations stratégiques du Groupe de la Banque africaine de développement pour les prochaines années confirment cette vision ambitieuse. Elles reposent sur quatre piliers fondamentaux : l’intensification de la mobilisation des ressources financières, la consolidation de l’intégration régionale, la promotion d’un secteur privé dynamique et compétitif, ainsi que la mise en œuvre de solutions innovantes et durables face aux défis climatiques et environnementaux.
Dans ce contexte, la participation de la République centrafricaine revêt une importance particulière. Elle permet de rappeler les priorités nationales en matière de développement et la nécessité d’un accompagnement renforcé pour soutenir les efforts de relance économique. Le Ministre Hervé NDOBA a insisté sur l’importance d’investissements structurants dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, les infrastructures de base, ainsi que le renforcement du capital humain, considéré comme un levier central du développement durable.
Il a également souligné que la transformation économique de la République centrafricaine dépend fortement de la capacité à attirer des financements adaptés, à renforcer la gouvernance économique et à améliorer la mise en œuvre des projets de développement. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de reconstruction et de modernisation de l’économie nationale, en cohérence avec les objectifs de développement du continent.
En définitive, cette 61ᵉ Assemblée annuelle de la BAD confirme une fois de plus que le développement de l’Afrique repose sur une approche collective, structurée et ambitieuse. Le continent dispose d’un potentiel considérable en termes de ressources naturelles, humaines et économiques, mais celui-ci ne pourra être pleinement exploité que par une coopération renforcée, une meilleure intégration et une solidarité effective entre les États.
Ainsi, la mobilisation conjointe des gouvernements, des institutions financières et du secteur privé apparaît comme un impératif stratégique. C’est à travers cette synergie d’action que l’Afrique pourra accélérer sa transformation, renforcer sa résilience face aux chocs externes et offrir à ses populations des perspectives durables de prospérité, de stabilité et de dignité.